[Presse] Le nouvel Economiste / L'ICO de Telegram, sujet brûlant et à controverse


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    Le nouvel Economiste - Édition du 9 au 15 février 2018

    L’ICO de Telegram, sujet brûlant et à controverse, traduit de The Economist

    La messagerie cryptée prépare une levée de fond en crypto-monnaie pour financer sa grandiose ambition.

    Extrait Dans quelques années, des millions de personnes utiliseront une messagerie sur mobile pour envoyer instantanément de l’argent à leurs amis dans le monde entier, ou pour payer sur une place de marché en ligne. Mais au lieu d’utiliser une monnaie nationale, ils utiliseront une crypto-monnaie, le Gram, dont le symbole est une émoticône représentant une pierre précieuse. Ils pourront payer pour faire héberger leurs données (et peut-être pour voir des contenus) de façon sécurisée, loin du regard indiscret des gouvernements. Tout ceci aura lieu sur une unique plateforme, TON, acronyme de “The Open Network”, développé par Telegram. C’est le projet que les fondateurs de Telegram, deux frères, Pavel et Nikolai Durov, vantent auprès des investisseurs en attendant leur ICO (Levée de fonds publique en cryptomonnaie). Une pré-vente de Grams est actuellement en cours auprès d’investisseurs institutionnels, l’ouverture de la vente au grand public est attendue dans les prochaines semaines. Selon certains échos, elle pourrait générer jusqu’à 1,2 milliard de dollars, ce qui en ferait l’ICO la plus importante à ce jour, et de loin. (…) L’ambition des frères Durov, qui est de mettre une monnaie virtuelle à la portée du grand public cette année, ne semble plus irréaliste. (…) D’après les projections de l’entreprise, Telegram a besoin de 400 millions de dollars pour financer son expansion durant les trois prochaines années. (…) Contrairement à d’autres projets financés par les ICO, qui s’appuient sur une technologie existante, Telegram a l’intention de construire une nouvelle blockchain - cette technologie de répertoire décentralisé - avec une nouvelle architecture, explique Lex Sokolin du bureau d’études Autonomous. C’est tout à fait réalisable. (…) Telegram assure que TON sera en mesure de gérer des millions de transactions par seconde (…). Si les difficultés techniques sont résolues, la réglementation pourrait se révéler être un obstacle encore plus important. Telegram se vend comme un service qui reste hors de portée de la surveillance d’un Etat. Mais il subit des pressions pour bloquer tous les types de contenus extrémistes sur son application. (…) Les crypto-monnaies en général sont dans la ligne de mire des régulateurs. (…) Telegram ne devrait pas avoir de mal à lever des fonds. Interdire aux États d’y mettre leur nez va être beaucoup plus difficile.

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    En tout cas le jour où se sera rendu publique ça va faire couler de l’encre sur les forums et les médias. Sinon j’attends de voir l’objectif ou tout du moins la problématique que TON cherche à résoudre.



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