[Presse] Trends-Tendances / Qui va tuer le bitcoin? L'opinion de Thierry Afschrift, professeur ordinaire à l’ULB


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    Trends-Tendances - n°5 - semaine du 1er au 6 février 2018

    (Trends-Tendances est un magazine économique et financier publié en Belgique francophone)

    Qui va tuer le bitcoin? L’opinion de Thierry Afschrift
    professeur ordinaire à l’ULB

    Extrait Le bitcoin et les autres crypto-monnaies connaissent un succès fulgurant. Elles sont plébiscitées par un nombre de plus en plus important d’investisseurs, d’épargnants ou de spéculateurs. (…) Pourtant, le moins qu’on puisse dire est que ces monnaies virtuelles n’ont qu’une utilité anecdotique en tant que mode de paiement. Elles sont utilisées, certes, sur un marché marginal et par quelques entreprises qui se veulent innovantes. Mais il est clair que personne n’achète des bitcoins pour procéder facilement à des paiements courants.
    Cela vaut d’ailleurs aux monnaies virtuelles des critiques qui relèvent du prétexte. On les accuse d’être utilisées, entre autres, par des criminels, par des blanchisseurs d’argent, voire même par des terroristes. Ces critiques sont injustes : il est probable qu’il existe des terroristes qui boivent de l’eau gazeuse et mangent des frites, et cela n’est pas une raison pour condamner ces produits. Il existera toujours des moyens de paiement pour des personnes qui veulent que leurs transactions ne soient pas détectées, sans qu’il s’agisse d’ailleurs nécessairement d’auteurs d’actes répréhensibles. (…)
    Face à ces monnaies étatiques, ou supra-étatiques, les cryptomonnaies présentent l’avantage indéniable de ne dépendre que de l’évolution du marché. Mais il est à craindre que les États reprennent les choses en main. (…) Les États semblent malheureusement avoir compris que, dès le moment où ces cryptomonnaies sont régulées, elles intéressent beaucoup moins l’investisseur, qui les recherche précisément parce que leur cours n’est pas compromis par des mesures prises par les États. Le prétexte utilisé est facile : comme le cours des cryptomonnaies est très volatil, il suffit d’affirmer que l’on veut protéger l’épargnant, sur la base de l’axiome suivant lequel des bureaucrates savent mieux que les épargnants eux-mêmes comment éviter les risques inhérents à tout investissement. Comme si les épargnants qui achètent des bitcoins en ignoraient les risques … (…) Tout cela répond bien à une attitude constante de tous les gouvernements (…). Ces gens ne peuvent pas supporter qu’il existe une activité humaine qui ne soit pas réglementée, régulée ou taxée, d’une manière ou d’une autre. Lorsque cela existe, temporairement, ils appellent cela un « vide juridique ». Il est pourtant dommage qu’il n’existe pas plus de «vides» de ce type: le vide juridique, c’est la liberté.

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  • Il ne faut pas rêver !
    Qui peut croire que le gouvernement qui ne cherche qu’à piller tout ce qu’il peut dans les moindres recoins, surtout les gens sans défenses, les chômeurs, les travailleurs, les épargnants, en utilisant tout ce qu’il peut comme les radars placés là où ça rapporte le plus, là où on coince le gogo !
    Qui osera croire que ce gouvernement à la solde des lobbies et des banques, va laisser s’installer une monnaie d’échange entre les gens qu’il ne contrôlerait plus ?
    Déjà qu’ils rêvent de supprimer le fric liquide.
    Ils préfèreraient faire une guerre que de laisser s’installer un moyen comme celui là.
    Ils vont ponctionner le maximum et tu vas travailler à 65% pour eux ! bien sûr … et les 35% que tu pourras retirer, ils t’en prendront la moitié encore par diverses taxes lorsque tu les investiras .
    " Pour vivre heureux, vivons cachés " disait xxxx …



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