[Presse] Le nouvel Economiste / La blockchain bientôt au service du vélo en partage ?


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    Le nouvel Economiste - n°1899 - Du 5 au 11 janvier 2018

    L’hebdomadaire d’analyse et d’opinion propose dans son édition du vendredi 5 janvier 2018, un document traduit de The Economist sur l’évolution du deux-roue partagé, d’un jour d’été de juillet 1965, date à laquelle le mouvement Provo, groupe contestataire et libertaire proposent aux habitants d’Amsterdam de peindre leurs vélos en blanc pour ensuite les laisser en libre-service pour la population, jusqu’à nos jours.

    Le document se termine sur son évolution future : Focus sur le projet Fairbike, initié aux pays-bas, dont le cœur du projet serait de pouvoir utiliser la blockchain.

    Titre : Comment le vélo en partage a conquis les métropoles mondiales
    Chapô : Un voyage en deux-roues dans l’histoire cyclable, de la provocation anarchiste au grand capitalisme

    Extrait : (…) Aux Pays-Bas, certains rêvent toujours de rendre les bicyclettes encore plus “libres” en créant un système dans lequel les vélos ne seraient plus la propriété des personnes, des villes ou des entreprises qui les utilisent comme générateurs de données, mais qui seraient les propriétaires d’eux-mêmes. Marcel Schouwenaar, un designer néerlandais, a un projet appelé Fairbike qui attribue des blockchains aux vélos. Cette innovation technologique, qui a fait naître les crypto-monnaies, consiste en des registres distribués qui conservent une trace indélébile d’actions ou de transactions. M. Schouwenaar pense que les “contrats intelligents” permis par les blockchains – des accords qui peuvent valider le respect ou le non-respect de n’importe quelle clause stipulée – pourraient créer des flottes de bicyclettes auto-gérées.
    L’utilisation d’une Fairbike ne différerait pas de celle d’une Mobike [Mobike sur wikipedia, NDLR]. Mais au lieu de transférer votre argent vers une organisation centralisée, les bicyclettes le conserveraient. Quand une communauté lancerait ce système de bicyclettes publiques, l’argent payerait l’entretien, puis, quand des fonds suffisants seraient récoltés, ils financeraient de nouveaux vélos. Les flottes très actives pourraient ainsi effectuer leur propre maintenance et augmenter le nombre de leurs vélos. Les réparations et les commandes de nouvelles bicyclettes seraient assignées par un système de loterie aux fournisseurs affiliés. Le vol deviendrait enfin impossible, au moins techniquement. Même en cas d’enlèvement, une Fairbike serait toujours propriétaire de lui-même. Il en découlerait cependant une moindre disponibilité.
    M. Schouwenaar espère piloter un projet Fairbike l’été prochain à Rotterdam, ville plus ouverte à ses idées qu’Amsterdam. Mais il respecte l’héritage de l’idée. “Nous essayons de nous approcher au plus près de l’idée originelle des vélos Provo d’Amsterdam” dit-il. L’objectif est de conjuguer l’idéalisme et l’approche concrète des anarchistes néerlandais, avec les avancées technologiques des méga-loueurs chinois. Bicyclettes de tous pays, unissez-vous ! Vous avez tout à gagner de vos blockchains !

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    © 2017 The Economist Newspaper Limited


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