[Presse] The Good Life ● 3 questions à Frédéric Montagnon, investisseur français et cofondateur de LGO

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    [ The Good Life⎟ Édition de Septembre & octobre 2019 ⎟ Page 103 ]

    3 questions à Frédéric Montagnon, investisseur français et cofondateur de LGO, spécialiste des cryptomonnaies.

    The Good Expats. Ils ont pris un aller simple. Sept Français qui ont choisi New York comme terrain de jeux.


    Encadré (…) Vous avez la double casquette d’entrepreneur et d’investisseur. Est-ce plus facile d’investir à New York qu’en France ? J’investis dans les tout premiers rounds d’investissements, très early stage, en pre-seed et seed (amorçage), à travers un fonds que je gère avec d’autres entrepreneurs français. La qualité des dossiers que je reçois et les performances ont tendance à être meilleures quand ce sont des entreprises françaises. Elles commencent leur développement ou leur activité en France, puis viennent aux Etats-Unis. En France, nous avons une qualité de recherche et développement qui, dans le cas des petites entreprises, dépasse largement celle des entreprises américaines. Car, aujourd’hui, quand une petite boîte cherche un profil d’ingénieur de qualité, c’est plus facile d’en trouver en France qu’aux Etats-Unis, où tous les ingénieurs expérimentés du marché vont soit monter leur propre structure, soit chercher un travail chez Facebook, Amazon ou Google. Là-bas, un ingénieur de qualité n’a pas vraiment d’intérêt à aller tenter l’aventure start-up. Ces talents sont très vite attrapés par les gros groupes américains. Et surpayés. Les projets qui vous intéressent sont-ils nés en France ou à New York? Démarrer une activité en France ou en Europe est beaucoup plus facile qu’aux Etats-Unis, même si le marché américain est beaucoup plus important. D’ailleurs, la moitié de mon équipe de LGO est en France. Avoir une base arrière en France et faire du développement marketing et commercial aux Etats-Unis, c’est un supermodèle. La plupart des belles entreprises montées par des Français sont présentes à New York. Dans votre secteur, la cryptomonnaie, New York s’imposait-elle? C’est à New York que toutes les banques mondiales sont représentées. Dans le monde où j’évolue, qui est à la frontière entre la technologie et la finance, cette ville constitue le hub qui me permet de me connecter pratiquement au monde entier. Pour mon entreprise, j’investis de l’argent personnel et je lève des fonds. On a levé 30 M $ auprès de 9000 personnes dans 50 pays. Un projet très collaboratif. On va faire un nouveau tour de table et j’espère avoir de beaux fonds américains.


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