L’opinion - Édition du vendredi 10 août 2018 Chaque jour cette semaine, l’Opinion s’intéresse à un cas pratique d’usage grâce auquel la blockchain pourra, demain, changer notre quotidien. «Automobile: comment éviter d’acheter une rave» Blockchain mon amour, épisode 5. Par Emmanuelle Ducros Extrait (…) Selon les spécialistes de l’automobile interrogés par Atos, 20 % des voitures vendues sur le marché de l’occasion ont un compteur kilométrique falsifié ! (…) Les carnets d’entretien ne disent pas tous la vérité… (…) C’est là que la blockchain intervient ! « Le système de blockchain garantit, par l’apposition d’étiquettes numériques (un « hash » de 256 caractères) sur les objets, l’unicité de toute chose. Ces codes sont conservés dans un registre partagé, ouvert, stocké sur des quantités d’ordinateurs et donc infalsifiable sans que cela se voie immédiatement. Il garantit une information qui ne repose plus sur la confiance mais sur le savoir, sur l’horodatage d’une information », explique R.A. Farrokhnia, lui aussi professeur à Columbia. (…) Appliquons cela au carnet d’entretien d’un véhicule et finies les surprises : toute réparation, acte d’entretien, changement de pièce ou accident inscrit dans le registre y seraient gravés dans le marbre. Tout comme les changements de propriétaires ou les hypothèques attachées à chaque voiture. (…) Mais au-delà des simples carnets d’entretien, la tech blockchain pourrait simplifier les usages globaux de l’automobile : déverrouillage, prêt, paiement des recharges ou des pleins, des stationnements, des assurances… (…) Tous droits réservés