[Video] Ethereum : Freenet ou Skynet ? La loi et l'autorité


  • Etherian

    Je vous traduit la présentation, bien évidemment vous savez déjà ce qu’est la blockchain.

    Ethereum est une application et un système de validation de contrats basé sur un livre de comptes public décentralisé appelé blockchain, fonctionnant de manière similaire à celui proposé par S. Nakamoto pour Bitcoin.
    Ethereum offre un processeur de scripts turing complet qui peut être utilisé pour chiffrer des transactions évoluées directement dans la blockchain. En clair, cela permet de déployer des smart-contracts autonomes, du type comptes partagés, bourses d’échanges, ou fonds d’investissements, mais aussi des organisations autonomes décentralisées (DAO), qui subsistent et fonctionnent de manière indépendante, sans autorité morale ou légale.
    Ces entités algorithmiques sont autonomes et autosuffisantes : elles facturent les utilisateurs des services qu’ils fournissent afin de payer les autres pour les ressources dont ils ont besoin (par exemple, la bande passante, CPU). Ainsi, une fois créées et déployées sur la blockchain, elles ne nécessitent plus ni ne tiennent plus compte de leurs créateurs.

    Mais si les DAO sont opérées de manière indépendante - ni détenues ni contrôlées par aucune entité - qui est responsable ou financièrement responsable de ses oeuvres ? Et si ses ressources ne peuvent être saisies (puisque les DAO ont toute la souveraineté sur elles mêmes), comment peuvent elles être forcées à payer les dommages qu’elles pourraient entrainer ? Cette conférence analyse l’interaction entre les DAOs et la loi, avec une ouverture aux dangers et aux opportunités d’Ethereum : est-ce que cette plateforme peut promouvoir l’établissement d’une société totalement décentralisée, ou est-ce que son potentiel disruptif peut être absorbé par le système établi ?

    Primavera De Filippi est une chercheuse post-doctorat au CERSA / CNRS / Université Paris II (Panthéon-Assas). À la date de la vidéo, elle est chargée de recherche au Berkman Center for Internet & Society à la Harvard Law School, où elle analyse les défis soulevés par les architectures distribuées et les applications multimédia dans le contexte du cloud computing et les réseaux peer-to-peer.

    Issu de la vidéo de l’évènement Berkman Luncheon Series
    http://cyber.law.harvard.edu/events/luncheon/2014/04/difilippi

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